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Bamako, la ville aux 100 mosquées

Temps de lecture: 4 minutes

Fondée à la fin du XVIe siècle par les Niaré, bamako signifie « marigot du crocodile » en bambara, ethnie locale et langue nationale, trois crocodiles symbolisent la ville.
L’anecdote : Les trois crocodiles qui définissent Bamako trouvent leur origine en référence à trois marigots (Lido, Diafarana, Bèlèsôkô) qui traversent la ville.
Cette ville qui compte environ 2 009 109 habitants selon de décompte de 2009 est dotée d’un important port fluvial sur le Niger.
Après près de 1H30 minutes de vol, j’atterrie à l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako. Je suis logée dans un hôtel de la place situé dans le quartier « bamakocoura », nouveau Bamako en bambara. Les établissements hôteliers coûtent en moyenne pour la nuit entre 10.000 et 40.000 Fcfa, voir plus. Il y a aussi des appartements meublés disponibles pour des séjours, les deux pièces coutent environ 20 000 et bien plus, selon le confort.

Je marche dans la ville de Bamako avec l’impression de remonter dans le temps.
Mon esprit voyage quand je pose mes pas sur ces lieux. Je suis fière de sentir la terre de soundiata Keïta, de Soumangourou Kanté, de Sogolon…
Remplie d’émotions, c’est une aubaine d’être ici. Bamako c’est quand même la plus grande ville du Mali et cette capitale africaine est chargée d’histoire.

Je dois séjourner deux jours dans la ville. Je passe ma première nuit impatiente de jouer les touristes le lendemain. Le matin, vers 9 heures, le soleil est déjà bien ‘’souriant’’. J’ai envie de commencé mon aventure de découverte par la cité administrative du pays construite, il y a quelques années.

Les moyens de transports à Bamako
Il existe plusieurs moyens de transport à Bamako et dans les grandes villes dont des sociétés de location de véhicules, les Taxis, les minicars etc.
À Bamako, ce sont les Sotrama qui font la loi. Les Sotrama (société de transport malienne) sont connus pour leurs moindres couts et leurs efficacités. Ces célèbres véhicules de transport font tous les jours le tour des quartiers. Les sièges des Sotrama sont disposées comme dans un salon. J’ai l’impression de me sentir en famille !

La cité administrative

Après quelques temps de route. J’arrive enfin à la cité administrative de Bamako. Principale quartier ministériel, 12 départements ministériels. La cité administrative est l’un des endroits les plus impressionnant de la ville. Il abrite aussi la Primature et le Secrétariat Général du Gouvernement.
À l’entrée principale, des agents en charge de la sécurité passent le contrôle de routine à tous les véhicules pénétrant dans ce lieu. La cité a été financé par la « Libyan foreign bank” pour un montant de 5,3 milliards de francs CFA.
Véritable joyau architectural, cet endroit comporte 22 immeubles. Les couleurs safari apposés sur la façade de cette cité nous fait pensé à l’architecture des bâtiments d’Afrique-blanche. C’est légitime, un bout de la Lybie s’est déplacé là.
Je suis admirative, direction le musée national.

Le Musée national du Mali

Ouvert en 1953, le Musée National du Mali se trouve à Bamako. Site touristique très visité, ce musée rend hommage à la culture traditionnelle malienne. Foyer artistique, on peut y voir des expositions permanentes ou temporaires d’archéologie, d’art contemporain. Il abrite aussi des vestiges qui remonteraient au néolithique, à la préhistoire. L’art est représenté dans toutes ses démentions. Bamako est une ville culturellement bien née. Elle charge et conserve précieusement toute son histoire, c’est ce qui fait d’elle une ville particulière. Les femmes et les hommes de Bamako aime vivre dans le traditionnel, l’esprit est familial. Non loin du musée national, se situe le grand marché.

Le grand marché de Bamako

Je me sens drôlement étrangère ici. Je ne sais pas parler le bambara et il n’est pas facile de bien marchander dans ces conditions, mais j’aime l’ambiance qui prévaut. C’est un samedi, le marché grouille de monde. Dimanche est un jour peu ordinaire à Bamako, c’est le jour des cérémonies matrimoniales. Beaucoup de personnes viennent donc effectuer des achats pour
Après quelques temps de marches hasardeuses, je me retrouve dans des ruelles intéressantes, c’est le secteur restauration. Les odeurs et saveurs de mets me chatouille le nez. J’ai envie de découvrir un plat, j’ai aimé déguster le « Fakoye », plat populaire originaire du nord Mali et réalisé à base de feuilles.
Bamako, la ville aux 100 mosquées est une métropole trépidante de circulation et son marché est à son image.

Nel Soro

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